![]()
Cette enquête, réalisée pendant l’année scolaire 2004-2005, a le même but que les precédentes : décrire la scolarité des enfants porteur d’un implant cochléaire, telle qu’elle a pu être observée par la Fédération Française des Implantés Cochléaires pendant cette période.
Elle a également pour objectif de comparer cette situation au précédentes enquêtes réalisées en 1998, 2000 et 2002.
Toutes les associations de la FFIC comprenant des parents d’enfants implantés ont participé à cette enquête. Nous les en remercions ainsi que les parents d'enfants implantés membres de Cochlea et au CHU de Rouen, non adhérents, qui se sont joints à ce projet.
L'étude porte sur un questionnaire avec 236 réponses, sachant qu’on estime la population des enfants implantés en France à 1 500 environ : elle représente donc environ 15% des enfants implantés cochléaires de France (l'étude 2002 portait sur un total d'environ 20%).
Les origines des réponses sont les suivantes :
69% des parents ont répondu, parmi ceux-ci :
| Tableau 1 : catégorie socio-professionnelle des parents |
|---|
| Catégorie socio-professionnelle | Pourcentage |
|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 2% |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 6% |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 55% |
| Employés | 21% |
| Ouvriers | 5% |
| Professions intermédiaires | 10% |
On peut noter que si la moyenne nationale de la CSP "Cadres et professions Intellectuelles supérieures" représente 15% de la population française, le pourcentage de réponses concernant cette catégorie socio-professionnelle est très largement supérieure.
Quelles peuvent être les explications ?
| Tableau 2 : origines de la surdité (20% des réponses) |
|---|
| Tranches d'âge | Total |
|---|---|
| Moins de 1 an | 10 |
| De 1 an à moins de 2 ans | 11 |
| De 2 an à moins de 3 ans | 10 |
| De 3 an à moins de 4 ans | 2 |
| De 1 an à 10 ans | 7 |
| Au-dessus de 10 ans | 4 |
Le tableau ci-dessus montre que 80% environ des surdités sont congénitales, alors que 20 % environ sont acquises (44 réponses sur 236, et indique la répartition des âges d'appariton des surdités acquises).
| Tableau 3 : répartition par âges |
|---|

Les enfants grandissent avec les enquêtes.
| Tableau 4 : durées d'implantation |
|---|
| Durée d"implantation | Enquête 1999 | Enquête 2002 | Enquête 2005 |
|---|---|---|---|
| Moins de 1 an | 19% | 21,50% | 16,10% |
| De 1 an à moins de 2 ans | 18% | 16,50% | 13,60% |
| De 2 an à moins de 3 ans | 14% | 13,20% | 11,90% |
| De 3 an à moins de 4 ans | 12% | 16,10% | 10,20% |
| De 4 an à moins de 5 ans | 10% | 9,30% | 9,30% |
| 5 ans et plus | 26% | 22,40% | 38,10% |
| Sans réponse | 1% | 1% | 1% |
On constate une augmentation mécanique de réponses de parents d'enfants implantés de longue date, nous permettant un certain recul sur leur scolarité.
| Tableau 5 : répartition par par âge et durée d'implantation durée d'implantation |
|---|

La composition des enfants par rapport à la durée d'implantation a notablement évoluée, le nombre d'enfants implantés depuis plus de 5 ans passant de 22% à 47%u> :
| Tableau 6 : comparatif des durées d'implantation entre 2002 et 2005 |
|---|
| Durée d"implantation | Enquête 2002 | Enquête 2005 |
|---|---|---|
| Moins de 3 ans | 51% | 30% |
| Moins de 5 ans | 77% | 52% |
| Plus de 5 ans | 22% | 47% |
Ceci nopus donne un meilleur recul sur l'apport de l'implant cochléaire à moyen terme dans la scolarité des enfants.
| Tableau 7 : ne concerne que les surdités congénitales |
|---|

| Tableau 8 : la majorité des implantations cochléaires sont effectuées dans les 2 années qui suivant le dépistage |
|---|

| Tableau 9 : délai moyen en années entre dépistage et implatation en fonction de l'année de naissance |
|---|

La tendance sur les 10 dernières années est très claire, et indique que le temps de réflexion se raccourcit de plus en plus entre le dépistage et l'implantation, au fur et à mesure de l'expérience et de sa diffusion.
Précisions sur les termes adoptés dans cette enquête :
| Tableau 10 : scolarité des enfants - comparaison enquêtes 2002-2005 |
|---|

L’intégration totale reste la voie scolaire majoritaire (63% contre 64% lors de l’enquête 2002).
On note une part grandissante de l’intégration partielle, qui soulève des interrogations : s'agit-il d'un passage en douceur entre spécialisé et intégration totale (de plus en plus favorisé par les établissements), ou une incapacité à créer une place pour un élève en intégration totale faute de moyens spécifiques ou ?...
| Tableau 11 : type de scolarité suivie selon le niveau scolaire |
|---|

On note un recul de l’intégration totale durant le primaire par rapport à la maternelle : quelles en sont les causes possibles ?
En revanche, passé le primaire l’intégration va croissant : au collège, puis au lycée : aucun lycéen ne suit une classe spécialisée. Enfin au niveau supérieur la seule solution est l’intégration.
MAIS QUELLES AIDES SONT DONC PROPOSEES AUX DIFFERENTS NIVEAUX ?
| Tableau 12 : redoublement |
|---|

On peut voir que :
Les réponses sont regroupées en 4 catégories, qui utilisent toutes l’oral :
Attention, les réponses n’ont pas toujours été exploitables, en particulier sur les modes de communication des professionnels.
| Tableau 13 : modes de communication utilisés par les parents |
|---|

| Tableau 14 : modes de communication utilisés par les professionnels |
|---|

| Tableau 15 : relation mode de communication - durée d'implantation |
|---|

| Tableau 16 : mode de communication des enfants en intégration totale |
|---|
| Enfants en intégration totale | ||
|---|---|---|
| Modes de communication | Parents | Professionnels |
| Oral | 29% | 36% |
| LPC | 53% | 51% |
| Signes | 7% | 6% |
| Aides visuelles multiples | 10% | 7% |
Plus de 80% des élèves en intégration totale ont un mode de communication oral seul ou oral avec LPC.
| Tableau 17 : mode de communication des enfants en classe spécialisée |
|---|
| Enfants en classe spécialisée | ||
|---|---|---|
| Modes de communication | Parents | Professionnels |
| Oral | 15% | 6% |
| LPC | 19%/ | 0% |
| Signes | 22% | 33% |
| Aides visuelles multiples | 44% | 61% |
85% des élèves en classe spécialisée bénéficient de communication avec aides visuelles, à la fois signes et LPC.
| Tableaux 18 et 19 : utilisation du micro HF avec l'implant cochléaire |
|---|


Le micro HF est le plus utilisé au primaire, pour les enfants en intégration totale (qui représentent environ 53% du total).
Il semble être beaucoup moins utilisé au collège (moins qu'en maternelle ! - alors que les enlèves en intégration totale représentent 70% du total), mais fait un retour "en force" au lycée et dans le cadre des études supérieures.
Existe-t'il donc des besoins spécificiques en fonction du niveau scolaire, et plus particulièrement le passage au lycée nécessite-t'il la réutilisation d'aides oubliées ou nouvelles ? L'adolescence difficile à gérer avec la nécessaire identification à un groupe engendre t-t'elle un abandon de cette aide auditive trop visible qui fait ressortir une différence ?...les pistes sont sûrement très nombreuses.
Seules 177 réponses sur les 236 étaient exploitables par rapport aux heures d’orthophonie (phénomène récurrent sur l’enquête 2002, les parents reçoivent-ils d'ailleurs assez d’information sur la prise en charge orthophonique de leurs enfants ?).
Il semble que le temps d’ orthophonie se réduise, quelles peuvent en être les explications :
| Tableau 20 : nombre d'heures d'orthophonie par semaine |
|---|

Réduction de l’activité professionnelle : la question portait sur le fait que l’un ou l’autre parent ait modifié son activité professionnelle;
170 réponses exploitables sur les 236.
| Tableau 21 : réduction de l'activité professionnelle des parents |
|---|

La prise en charge de l’enfant implanté semble rester une affaire maternelle…seulement 36% des mères ont conservé leur activité professionnelle à plein temps, contre 91% des pères !
| Tableau 22 : distance domicile-école en fonction du niveau scolaire |
|---|

Cette enquête a permis d'analyser en 2005 la scolarité de 15% environ de la population d'enfants implantés en France.
On y trouve des enfants de tous les âges, mais qui grandissent vite, si vite !!! : s'il sont encore très nombreux en maternelle et en primaire, il se retrouvent aussi de plus en plus au collège et lycée, et même suivant des cursus supérieurs.
Les résultats de cette enquête renforçent bien entendu les photographies déjà obtenues dans le cadre des dernières enquêtes, et permettent surtout de faire un zoom plus précis sur le collège et le lycée.
Néanmoins, et comme toujours, les interrogations persistent...aux prochaines enquêtes d'apporter des réponses.
Participation :
Auteurs pour la FFIC : Cochlée Ile-de-France
| Visiteurs actuellement en vadrouille sur le site; Record de connexions simultanées : 9 |